Merci les Rouge et Blanc !

La déontologie du journalisme veut que ceux qui exercent ce magnifique métier respectent un principe fondamental : l’objectivité. Mais quand on parle du Stade de Reims, comment être objectif quand on est amoureux de ce club, surtout après une telle saison…

Jamais, dans l’histoire de l’antichambre de la première division, une équipe n’avait autant survolé le championnat, ni fait autant l’unanimité auprès de ses pairs, mais aussi des observateurs plus ou moins avisés de notre chère Ligue 2, forçant le respect de toute la scène footballistique française. 88 points, record des Lillois de 1999/2000 dépassé (83 points), tout comme leur record de victoires, qui s’établissait à 25, loin des 28 succès Stadistes. Seulement 24 buts encaissés, 73 marqués, et une différence de 50 buts, jamais vue dans l’historie de la seconde division. Ajoutez à cela une première place au classement du fair-play, et un podium aux classements des tribunes et des pelouses (deux fois 3ème). On a bien essayé de chercher, mais il n’y a aucune ombre au tableau côté Marnais.

A la base de ce collectif exceptionnel, il y surtout des individualités uniques. Chaque joueur a sa petite histoire qu’il a apporté à celle de l’Institution pour écrire l’Histoire avec un grand H. Un portier irréprochable, poussé par un remplaçant exemplaire. Une charnière centrale infranchissable à en faire bégayer n’importe quel attaquant. Un arrière gauche intenable nous rappelant les grandes chevauchées de Souaré ou Traoré, sans oublier Métanire et Bouhours, très discrets mais toujours efficaces. Des milieux assoiffés de ballons, un Diego au sommet de son art, un Chavarria que l’on confondrait avec d’autres illustres Argentins et un Siebatcheu qui nous aurait aurait presque fait oublier le passage à vide offensif depuis la départ de notre Cédric Fauré national. Ajoutez à cela Mbemba, Disasi, Kyei, Oudin, Kamara et tous les petits jeunes qui toquent à la porte du monde professionnel. En chef de meute, Cap’tain Da Cruz, exemplaire dans son attitude sur et en-dehors des terrains, dont le rôle va à ravir. Enfin, on l’oublie régulièrement, mais rien n’aurait été possible sans l’homme qui a construit ce groupe : David Guion. Un homme d’une humanité rare dans le monde du football, d’une franchise impressionnante, et d’une mentalité de jeu qui nous a ramené le Football Champagne. N’oublions pas non plus tous les acteurs de l’Institution, direction et staff, ainsi que les fidèles supporters (ils se reconnaîtront), qui eux aussi ont appris des erreurs de la saison passée pour que la fête soit encore plus belle cette année.

Voici donc tous les ingrédients qui nous ont livré ce savoureux mélange de joie, de plaisir et d’émotions exprimées en apothéose sur la magnifique pelouse de Delaune le soir de la victoire face à Ajaccio grâce à un but de la montée inscrit par Kyei, symbole de l’échec Rémois la saison dernière, et qui sera désormais celui de la résurrection Stadiste.

Le bonheur ne durera pas toujours, nous le savons, mais souhaitons le meilleur à tous les acteurs de cette montée, et comme le dit la devise de la Cité des Sacres, que Dieu en soit garde.