Sedan 1-1 Haguenau : Le CSSA n’y arrive vraiment plus

On connaît le fameux dicton «jamais deux sans trois», mais l’ensemble du CSSA (dirigeants, staff, joueurs, supporters) ne voulait cependant pas avoir une énième preuve de sa véracité à l’occasion de la réception d’Haguenau dans le cadre de la 7eme journée de N2. Deux nuls lors des deux premiers matchs à domicile cette saison, une série de 4 nuls de suite, autant de raison pour voir les hommes de Sébastien Tambouret à nouveau retrouver le chemin du succès. En face une équipe d’Haguenau pas spécialement dans une meilleure dynamique avec une seule victoire cette saison, celle-ci datant de la semaine dernière (contre Belfort 4-2).

  Le public de Dugauguez a eu de quoi y croire dès l’entame de la rencontre avec deux situations, tout d’abord un coup-franc juste à côté de Toufik Zeghdane puis dans un second temps, une reprise de Bryan Constant au dessus suite à un centre de Jeremy Bekhechi de la gauche. Mais à part ceci, peu de quoi se réjouir coté sedanais dans ce premier acte. C’était même les visiteurs les plus dangereux dans cette première période avec notamment plusieurs frappes cadrées obligeant Willy Maeyens à faire preuve de vigilance. La plus grosse occasion venait cependant juste avant la pause sur une balle piquée de l’homme fort de cette première mi temps côté Haguenau, Cyril Giesi. Il ne manquait que quelques centimètres (millimètres ?) et un sauvetage sur la ligne de Zeghdane aux Haguenoviens pour débloquer le tableau d’affichage. A la pause, Sedan paraissait plutôt heureux et bien verni avec ce score nul et vierge.

Réaction d’orgueil du CSSA en deuxième période ? On le pensait avec une reprise dans la surface de Bekhechi après seulement une minute mais là encore hors cadre. Mais voilà, dans le foot, le manque de réalisme peut entraîner une punition. C’était donc dans la foulée que Nigel Solvet ouvrait le score pour Haguenau d’une frappe plat du pied suite à un centre venant de la gauche que personne n’a su dégager côté Sedan (0-1, 47eme). L’entrée dans un premier temps de Mustapha Kaboré (puis de Dylan Suray en fin de match) ne changeait rien aux problèmes des Sedanais pour non pas marquer mais même être dangereux pour le gardien Pierre Ebede. Mais la force de ce CSSA 2018-2019 est décidément les coups de pied arrêtés. Le défenseur central Diadié Diarra s’élevait plus haut que tout le monde au premier poteau sur un corner de Christophe Autret pour remettre son équipe à hauteur au score (1-1, 69eme). On pensait alors le CSSA capable dans cet élan d’aller chercher les trois points. Hélas, à nouveau pas grand chose à souligner, si ce n’est la déception général à la fin du match suite à ce nouveau nul.

Alors point positif (oui on peut en trouver), le CSSA reste encore invaincu dans ce groupe D de N2 après 7 journées (2 victoires, 5 nuls). Cependant, personne n’avait l’air de s’en satisfaire dans les couloirs de Dugauguez après le match. Et pour cause, on peut aussi voir de nombreux points plus négatifs. Tout d’abord, le bilan comptable, car certes aucune défaite mais aucune victoire depuis plus d’un mois, synonyme de stagnation et de rapprochement avec le ventre mou au classement (6eme à 8 pts du leader Créteil, 3pts d’avance sur le 11eme Lusitanos et 6 sur la zone rouge). Inquiétude ensuite sur le contenu, trop de joueurs ont déçus individuellement. Dans le jeu, tant Sedan par moment, était incapable même d’être dangereux offensivement face à une équipe qui, malgré la volonté de jouer le plus possible dans les pieds dès la relance du gardien, avait l’impression d’être prenable. Inquiétude aussi psychologique, par la fébrilité dégagée parfois dans l’ensemble des lignes. Si ça semble être une tendance existante depuis quelques années, d’autant plus avec cet effectif composé par certains jeunes joueurs, le syndrome Duaguguez paraît s’installer de plus en plus. Délivrance au prochain match à domicile, le 20 Octobre dans un derby face à la réserve du voisin Rémois, affaire à suivre …